Dans la perspective de la création d’un
dossier « SECURITE, vous trouverez ci-après quelques éléments. Je les
soumets à votre réflexion. Chacun pourra ainsi y apporter quelques suggestions.
Le but serait de mettre éventuellement ce document à la disposition de tous les
animateurs.
Gérard Soriano
DOSSIER
SECURITE / APPEL DES SECOURS
Après avoir procédé aux premiers gestes
de secours voici quelques conseils pratiques. La sécurisation de l’aire
d’accident étant faite vous disposez du temps nécessaire pour bien organiser
votre intervention.
La communication avec les secours se
fait par le numéro de téléphone 112 (à
défaut le 18 ).
Au préalable, réunissez les éléments qui
suivent. Ils vous seront demandés par votre correspondant au bout du fil.
Votre identité …./ le n° du tel portable
…./le club…./ l’objet de l’appel …../le
lieu……./
Description de l’accident …./ nombre de victimes…../ leur identité…../ age …../sexe…../
Nature des blessures …../ fonctions vitales (conscient ,
ventilé , pouls )…./ heure de l’accident…../
Carte IGN n° …../ altitude …./ longitude et latitude
( d’après le relevé GPS ) …./ date …/ météo…../
Gestes de secours effectués …../ personnes
présentes (médecin, infirmière, secouristes
).
Au-delà de
l’appel par le 112 , il faut savoir :
Lorsque vous composez le 112, vous êtes
en contact indifféremment avec le PGHM,( c’est la gendarmerie de haute
montagne) ou bien avec
Pour
Dans les Pyrénées, votre appel téléphonique
peut être capté également par les secours espagnols.
Tout comme dans d’autres zones
frontalières, un correspondant parlant français doit vous répondre. Toutefois
les éléments qui suivent devraient vous faciliter la communication.
Ce sont quelques mots traduits en
anglais et en espagnol. De même, pour épeler, vous disposez des termes utilisés
au plan international. Pour indiquer votre position GPS, les chiffres peuvent être énoncés,un à un, si nécessaire, en
anglais voire en espagnol.
Quelques termes
que vous êtes susceptibles d’utiliser :
APPEL RESCUE CALL LLAMADA
SECOURS RESCUE SOCORRO (queremos)
AIDE HELP (we need
help ) AYUDA
POSITION (notre) POSITION (our ) SITUACION (geografica)
ALTITUDE ALTITUDE ALTURA/ ALTITUD
LONGITUDE LONGITUDE LONGITUD
LATITUDE LATITUDE LATITUD
CHUTE FALL (to take a
) CAIDA
ENTORSE SPRAIN
ESGUINCE
CHEVILLE ANKLE
TOBILLO
EPAULE SHOULDER HOMBRO
FRACTURE BROKEN FRACTURA
JAMBE LEG
PIERNA
BRAS ARM BRAZO
TRAUMATISME
TRAUMATISM
TRAUMATISMO
TETE HEAD
CABEZA
CHOC TRAUMATISM GOLPE
POITRINE CHEST
PECHO
PLAIE WOUND LLAGA
SAIGNEMENT BLEEDING SANGRE
ABONDANT MUCH MUCHO
RESPIRATION BREETHING RESPIRACION
GENOU KNEE
RODILLA
Pour énoncer
les chiffres de la longitude et de la latitude :
Un one uno
Deux two dos
Trois three tres
Quatre four quatro
Cinq five cinco
Six six seis
Sept seven siete
Huit eight hocho
Neuf nine nueve
Dix ten diez
Zero zero zero
Pour épeler les
lettres de façon audible :
A alpha J juliet S sierra
B bravo K kilo T tango
C charly L lima U uniform
D delta M mike V victor
E echo N november W wisky
F fox (trot) O oscar X xray
G golf P papa Y yankee
H hotel Q quebec Z zoulou
I india R romeo
Comment mieux
protéger un blessé avant l’arrivée des secours ?
Dans l’attente des
secours, un blessé immobilisé se refroidit très vite. Chaque randonneur devrait
avoir, dans son sac, une couverture de survie (poids et volume très faibles).
Evitez le refroidissement de l’accidenté particulièrement lorsqu’il y a du
vent. La température est inférieure de 3 à 5 degrés dans ce cas.
En milieu enneigé, un
blessé doit être mis à l’abri :
° Du passage des autres skieurs (vous signalez
la zone en plantant des
Bâtons croisés en amont)
° du vent et de l’humidité ( pour cela creusez
une petite dépression dans la neige. Vous la tapissez de la cape et de sacs à
dos. Montez un petit muret de neige pour protéger le blessé du vent).
Comment vous préparer
à l’arrivée de l’hélicoptère de secours ?
Délimitez une surface
dégagée, si possible à distance des arbres et des obstacles. La surface de pose
nécessaire est de 4 MX 4M sur une zone libre de 20M X20M. Pour l’arrivée de
l’hélicoptère, l’animateur qui accueille est dos au vent. Il doit tenir un
tissu léger, fanion ou à défaut un vêtement à la main (cela permet au pilote
d’apprécier la force du vent). Les bras sont levés en forme de V. Le corps bien
droit représente un Y
(Y de yes = oui
). Attention : La
puissance des rotors des nouveaux hélicoptères est plus importante. Beaucoup
d’objets légers ou vêtements (cape,kway ) sont soulevés violemment. Enlevez
tout ce qui peut être emporté par le souffle. Une fois l’appareil posé, ou en
position géostationnaire, votre approche se fait uniquement latéralement.
La présence des rotors interdit l’accès par
l’arrière ou par l’avant.
N’oubliez pas
d’indiquer aux secours la distance qui sépare le blessé de l’aire de pose ( si
le brancardage devient nécessaire).
Il peut y avoir
danger pour les secouristes
La présence de câbles
aériens ou de lignes électriques est à signaler aux secours. Sur les cartes IGN
seules les lignes de plus de 60 000 volts sont mentionnées. Les
installations des vingt dernières années n’y figurent pas.
Pour signaler votre
présence lors de l’approche des secours, vous utilisez une lampe électrique ou
un miroir. (pour appeler faire six signaux espacés de moins d’une minute)
Hormis la neige et le
verglas, il est important d’identifier les risques d’intempéries les plus
sérieux. Ce sont essentiellement deux types d’orages.
- L’orage de
convection : c’est l’orage de courte durée. En été il se produit, par
exemple l’après-midi. C’est pour cela que les montagnards conseillent
d’atteindre l’objectif final (sommet ou col) au plus tard à la mi journée.
- L’orage
frontal : il a pour origine le conflit entre deux masses d’air. Par
exemple un front froid passe très vite ou bien peut être bloqué par un
anticyclone.
Les orages ont lieu en toute saison.
Ils sont plus fréquents à partir du 15 août. En montagne ces phénomènes sont
puissants et plus violents qu’en plaine.
Les signes
avant- coureurs de l’orage
-
Des
cumulus se forment dans la matinée
-
Des
bourdonnements dans les oreilles. Il y a
de l’électricité dans l’air
-
Les
nuages prennent l’aspect d’une enclume ou d’un immense champignon. A leur
sommet apparaît une chevelure ayant pour origine des cristaux de glace. C’est
un CUMULONIMBUS …. le danger est imminent.
Comment
réagir lorsque les éclairs et la foudre menacent ?
-
Quittez
immédiatement les crêtes, sommets, cols
-
Evitez
les arbres, mâts, antennes, grottes, proximité de fissures dans les parois
rocheuses, zones humides, torrents…
-
Ne
gardez pas à proximité de vous piolet et bâtons
-
Marchez
à distance les uns des autres ( environ
-
Les
conifères attirent davantage la foudre, plus que les feuillus
Si la foudre
tombe très près, que faire ?
Posez le sac à dos
sur le sol. Revêtu de le cape de pluie vous vous isolez en étant accroupi sur
le sac. L’objectif est de vous isoler totalement du sol.
Comment
évaluer la proximité de l’impact de la foudre ?
La foudre vient de tomber à quelque
distance. Vous devez évaluer très vite la proximité du danger. Un calcul simple
va vous y aider. Chaque seconde qui s’écoule entre l’éclair et la déflagration
de la foudre correspond à environ
Devez vous
maintenir une randonnée ?
Comment
éviter les intempéries ?
Pour limiter les risques vous pouvez vous
informer et modifier l’objectif final ( risque d’orage, col enneigé …) en téléphonant à Météo France
Composez le 3250 ou
bien le 08 92 62 02 suivi du numéro du
département (idem pour l’étranger en
suivant les consignes indiquées par le serveur vocal). Il est parfois plus
raisonnable et tout simplement plus responsable d’écourter voire d’annuler une
sortie.
Hors des
sentiers où doit-on marcher ?
Si des trottoirs
existent ou des accotements praticables, les piétons ou la colonne de piétons
(par un ) doivent les utiliser. A défaut, les marcheurs peuvent se déplacer sur
la chaussée près de l’un de ses bords.
-Hors agglomération
et sauf circonstances particulières compromettant leur sécurité, ils doivent se
tenir près du bord gauche (***) de la chaussée dans le sens de leur marche
(face aux véhicules qui arrivent ). Les marcheurs sont en file indienne
ininterrompue, animateur en tête et serre-file en queue. Cela , toutes les fois
que le volume du groupe n’est pas à ce point important qu’il rende illusoire
l’efficacité du serre-file à discipliner de la voix la colonne par un.
-Lorsque le groupe
est trop volumineux, marcher à droite en rangs serrés. ( maximum par deux de
front ). L’effectif sera scindé en autant de sous-groupes que nécessaire pour
que chacun d’eux ne dépasse pas
-De nuit ou de jour,
lorsque la visibilité est insuffisante, les piétons ou colonne ou éléments de
colonne doivent être signalés (feu blanc ou jaune à l’avant, rouge à l’arrière)
DANS TOUS LES CAS, FAIRE PREUVE DE BONS SENS,
ET SE PLACER
(*) extraits du mémento de formation au brevet
fédéral d’animateur, d’une instruction écrite de
(***) Le cas
particulier c’est lorsque le virage, à gauche par exemple, ne permet pas à
l’automobiliste de voir les marcheurs. Il y a de surcroît un bas côté presque
inexistant. Il faut anticiper et faire changer de coté . Cela doit être
réalisé prestement, le groupe se déplace d’un seul mouvement. L’action a lieu
plusieurs dizaines de mètres avant le virage. Autre situation
à vous signaler :
L’animateur peut être condamné au pénal en cas
d’accident si il commet une imprudence. La plus flagrante est de ne pas envoyer
un aide signaler l’arrivée d’un véhicule dans un virage alors que les marcheurs
traverse en groupe la chaussée. De même
l’animateur doit veiller à ne pas laisser un ou des retardataires traverser
tous seuls la route. En cas d’accident l’animateur est totalement coupable.
Pour les personnes qui en douteraient, sachez qu’il y eu condamnation d’un
accompagnateur (c'est-à-dire d’un professionnel rémuneré ). Cela fait
jurisprudence.